vendredi 8 mai 2009

Ronde des obstinés


La ronde des obstinés s'invite à Limoges ! Chaque jour de 18h à 19h venez tourner en rond place de la Motte !

mardi 7 avril 2009

Agenda de la semaine

Mardi 7 avril :
- 8h : RV à la Fac des Lettres pour une action en direction des médias
télévisés (à 10h environ)
- 19h : barbecue Place d'Aine
- 21h : manif nocturne

Mercredi 8 avril :
JOURNEE NATIONALE D'ACTION : manif à 10h Place d'Aine
!!!!!!!!!!!!!!! Montrons notre détermination à ne pas nous satisfaire de
fausses concessions !

Jeudi 9 avril :
- 8h : RV à la Fac des Lettres pour une action frappante
- 12h : AG étudiants/personnels à la Fac des Lettres

vendredi 20 mars 2009

Parution BM motion Conseil municipal



Voici la motion prise par le conseil municipal en soutien au mouvement des personnels de l'université.


mardi 10 mars 2009

AG de ville IUFM

Mercredi 11 mars à 17 h00
AG des personnels de toute l'université et de l'IUFM à l'IUFM

samedi 7 mars 2009

Photos manif



mercredi 4 mars 2009

JEUDI 5 MARS : MANIF + AG

Jeudi 5 mars, manifestation 10H00 place d'Aine

Assemblée générale à 13h00 Amphi Duchaigne (FST)

dimanche 1 mars 2009

Amphi A35 - En lutte

Les personnels en grève et mobilisés animeront toute cette semaine l'amphi A35.
Voici le programme (cliquez pour voir le détail) :





samedi 21 février 2009

Photos manifestation (4)



Cliquez sur les photos pour agrandir

Photos manifestation (3)





Photos manifestation (2)





Photos manifestation





vendredi 20 février 2009

CR RECTORAT

Université & IUFM
" Face à nous : toujours plus de mépris "
Personnels & Etudiants communiquent


Au terme de la manifestation commune Université / IUFM de ce jeudi 19 février rassemblant près de 500 personnes devant le rectorat (selon les chiffres de la préfecture), une délégation a été reçue par la rectrice de l'académie de Limoges, assistée de son Directeur de Cabinet.
Cette délégation était composée d'un représentant des étudiants de l'université (Charlotte Marchive), d'un représentant des personnels BIATOSS de l'université (David Testut), d'un représentant des personnels de l'IUFM (Ivan Darrault-Harris) et d'un représentant des personnels enseignants de l'université (Sylvain Laurens).
En préambule, la délégation a rappelé à la rectrice que des Assemblées Générales (souvent mixtes réunissant à la fois personnels et étudiants) se rassemblent maintenant depuis plus de sept semaines et qu'elles portent le plus souvent unanimement les revendications suivantes :
- Restitution des 12 postes supprimés dans le cadre de la loi budgétaire et du nouveau système d'allocations des moyens aux universités (SYMPA)
- Retrait du décret modifiant le statut des enseignants-chercheurs
- Maintien des concours et renégociation nationale de la réforme des IUFM, menée à la va-vite.

Les membres de la délégation ont informé la rectrice de la grève lancée depuis hier soir à l'IUFM et ont marqué leur étonnement quant à l'absence de réponse claire du gouvernement sur l'ensemble de ces points. Ils ont fait part de leur inquiétude quant aux conséquences négatives que risque d'avoir à très court terme cette surdité gouvernementale. Notamment dans le cas de l'université, il a été demandé à ce que le gouvernement prenne en compte la situation désormais très tendue, qui reste entretenue par l'absence de réponse, la circulation de rumeurs contradictoires et les effets d'annonce des différents responsables nationaux.
La discussion s'est alors engagée sur un ton pour le moins méprisant. La rectrice nous a d'emblée reproché " d'être de toute façon contre tout ", elle a interpellé de façon systématique les membres de la délégation sur un mode personnel (Aux enseignants : " Qu'est-ce qui vous empêche aujourd'hui de faire cours ? Qu'est-ce qu'il vous manque comme moyens ? " . Aux étudiants " Que comptez vous faire plus tard ? ", " N'écoutez pas tout ce qu'on vous dit... ").La rectrice a répété sans cesse que l'ouverture et le dialogue caractérisent selon elle, au contraire, la ministre actuelle, en citant pour preuve la nomination d'une médiatrice pour renégocier le décret sur le statut des enseignants-chercheurs.
Aux contre-arguments des membres de la délégation qui rappelaient les conditions matérielles et sociales d'exercice de leurs métiers ou de leurs études, n'ont répliqué qu'ironie, sourires en coin et formules lapidaires : " Mais pourquoi créer des postes dans une université qui perd des étudiants ? ", " En définitive vous souhaitez comme d'habitude toujours plus de postes statutaires... ". Nous avons eu beau rappeler la mobilisation unanime de la communauté universitaire et du grand public ces dernières semaines (prises de position de la CPU, vote en CA de l'université de Limoges, vote du conseil municipal...), rien n'y fit.
David Testut pour les personnels BIATOSS a dénoncé la logique de contractualisation/précarisation induite par la LRU, il a rappelé à quel point le système d'attribution des moyens fait de l'université de Limoges une université sous-dotée et entraîne donc des suppressions de postes - imprévues ( !) - frappant en priorité le personnel administratif de catégorie C. Aucune réponse chiffrée ou argumentée concernant les craintes budgétaires ne fut apportée face à ces réalités. Il lui fut même, à plusieurs reprises, conseillé de " se retourner vers son Président, qui revient justement du Ministère et de discuter avec lui ".
Il a également fait part de la grande inquiétude des personnels BIATOSS pour l'avenir et souligné que, pour la première fois, la majeure partie de ces personnels est mobilisée contre les réformes en cours et solidaire des mouvements des étudiants et des enseignants-chercheurs. La délégation lui a rappelé qu'en définitive l'université subit aujourd'hui les conséquences directes de la L.R.U ; la rectrice n'a pas hésité à nous signaler que " la L.R.U a été très bien accueillie partout en France " et qu'elle est " une chance pour l'université ".
Pire, les étudiants seraient " manipulés ", les adultes (comprendre les enseignants (et les BIATOSS) devraient les " guider ", cesser " d'alimenter leurs peurs ". Nous n'avons pu que rappeler à la rectrice qu'elle ne recevait pas une délégation de " collégiens " et que les étudiants étaient déjà " adultes ", " travailleurs " voire " mères ou pères de famille ". Mais le rappel, de notre part, de ces évidences et des conditions de vie des étudiants à l'université de Limoges ne serait que " du misérabilisme " (alors que les données officielles confirment pourtant le caractère plus populaire - par rapport à la moyenne nationale - des effectifs de notre université).
Ivan Darrault-Harris, représentant l'IUFM, a de même et avec précision, décrit les conséquences des réformes en cours sur la qualité de la formation des futurs enseignants. Il a rappelé que la plupart des universités n'avaient pas fait remonter les maquettes et s'est fait l'écho de la revendication (relayée par la CPU) demandant que les concours soient maintenus au moins jusqu'à 2010 pour permettre une remise à plat du système. Il lui a été répondu qu'au contraire " plusieurs universités " (en réalité 5 !) " avaient fait remonter ces maquettes et que la date du 31 mars permettrait à n'en pas douter d'ouvrir un dialogue serein d'ici là " (!) Nous n'avons pu que répondre à la rectrice que le climat actuel était tout sauf serein et qu'il ne permettait pas, dans tous les cas, d'engager un tel débat national dans de bonnes conditions.
Ivan Darrault-Harris a alors montré que ce qui était en fait gravement attaqué dans la réforme proposée, c'est le statut même d'enseignant fonctionnaire et titulaire, par raréfaction des postes mis aux concours et multiplication d'étudiants titulaires de masters mais condamnés à un statut précaire. La rectrice a " répondu " en s'interrogeant à nouveau avec ironie sur la perspective d'une augmentation des fonctionnaires
La délégation est ressortie pour le moins attristée et choquée d'un tel entretien, où furent assénés les plus grands clichés entendus ces derniers mois : " la LRU remet l'université au centre de la recherche " (mais supprime le CNRS !), " l'université de Limoges a un budget en augmentation de 4% " (augmentation en trompe-l'œil qui masque des suppressions de postes effectives), " on ne construit rien en se roulant par terre "... Si la réception des délégations de fin de cortège peut avoir parfois un aspect " convenu ", ce qui a surtout marqué les membres de la délégation, c'est l'absence totale d'un minimum de liant et d'empathie qui restent - quelles que soient les opinions de chacun - nécessaires au dialogue. Nous ne pouvons qu'encourager nos collègues à poursuivre la mobilisation au-delà des vacances de février, en espérant qu'un débouché à nos revendications soit trouvé avec (pourquoi pas ?) un minimum de respect de la part de nos interlocuteurs ministériels.

La délégation

jeudi 19 février 2009

MANIF 10H Place d'AINE

Aujourd'hui 19 février
Manifestation 10h00 place d'Aine

Texte de J-F Bayart

*Le mouvement des chercheurs et universitaires doit maintenant « monter en généralité »*
Jean-François Bayart, Directeur de recherche au CNRS (laboratoire en lutte)

En annonçant la rupture, Nicolas Sarkozy n’avait pas trompé sur la marchandise. Malgré ses incohérences discursives de chauve-souris (voyez
mes ailes, je suis libéral et atlantiste, voyez mon corps, je suis national et protecteur), ses objectifs sont clairs : d’une part, soumettre la société française à la dictature d’une rationalité strictement comptable, quantitative et financière, celle du /New Public Management/, en cassant l’autonomie des corps intermédiaires, des institutions, des métiers ; de l’autre, la corseter à grand renfort de lois liberticides, de fichiers, de vidéosurveillance, de descentes policières aux abords des écoles et dans les établissements eux-mêmes sous prétexte de lutte contre l’immigration clandestine et la drogue, d’ingérences dans les médias, la magistrature ou le monde des affaires, d’invocations étatiques de l’ « identité nationale » (incitations à la délation à l’appui), de traques contre une « ultragauche » censée être virulente mais dont les juges ont quelque peine à établir la culpabilité. D’un côté, le néo-libéralisme ; de l’autre, le dirigisme, et de plus en plus l’autoritarisme. En bref, le national-libéralisme.

La mise au pas de l’Université et le démantèlement du CNRS, sous prétexte d’ « autonomie », de « réforme » et de « mise à niveau internationale », ne sont qu’un pan de ce projet global, qui concerne symétriquement l’hôpital, la médecine jadis « libérale », les transports, la poste, la Justice, l’Education nationale, et à peu près tous les secteurs sur lesquels l’Etat peut agir. La technique gouvernementale est également partout la même : au mieux, « balader » les partenaires sociaux par des négociations en trompe l’œil ; au pire, les affronter en exhalant le mépris à leur encontre et en taxant de « corporatistes » leurs objections. De ce point de vue, le discours du 22 janvier de Nicolas Sarkozy, dans lequel il exprima de manière particulièrement mal informée et vulgaire son dédain à l’égard de la communauté scientifique et universitaire, fut peut-être une erreur tactique, du fait de l’indignation qu’il suscita, mais certainement pas un dérapage qu’expliqueraient le stress, l’énervement habituel et le machisme de comptoir du président de la République. Le réformisme autoritaire sarkozien, qui attribue à l’Etat le monopole de la modernité et de la clairvoyance, selon une inspiration bien française, suppose que les institutions et les métiers qu’il prend pour cibles soient avilis, pour que soit salie leur dignité, disqualifiée leur argumentation, et brisée leur résistance. Il y a du viol dans cette technique de gouvernement, mais comme dans les opérations ethniques celui-ci est rationnel et stratégique.

Dans ces conditions, les chercheurs et les universitaires ont une responsabilité nationale particulière. Parce que leur métier est de comprendre le monde dans lequel nous vivons, parce que leur vocation est au service du pays et non de ses gouvernants successifs, parce qu’ils doivent rendre compte de leurs travaux aux contribuables qui les financent et à l’ensemble des acteurs sociaux, parce qu’ils tiennent entre leurs mains une bonne part de l’avenir en tant que producteurs et
dispensateurs de la connaissance, la grande ressource économique de demain,
* *ils doivent dépasser le répertoire de leurs seules revendications et restituer la cohérence d’ensemble de ce qui se passe aujourd’hui en France. L’asservissement de leur profession à la logique néo-libérale est de la même encre que celui de l’ensemble des services publics et des institutions. Le tout à l’étalonnage (/bench marking/) des performances de la Recherche et de l’Université, appréhendées dans les termes exclusifs de la bibliométrie et des classements internationaux selon des méthodes quantitativistes hautement contestables et arbitraires,* *leur dévolution à l’autorité toute-puissante de Présidents transformés en grands patrons, la
confusion systématique dans le discours présidentiel entre la recherche fondamentale – dont la finalité est la connaissance – et la recherche-développement ou l’innovation – au service de l’industrie – sont les exacts pendants, par exemple, de la « tarification à l’activité » (T2A) qui assure désormais l’intégralité du financement de l’hôpital, de la mue de celui-ci en entreprise soucieuse de « maîtrise des coûts de production » et de « positionnement face à la concurrence » sous la houlette compétitive de « chefs de pôle », et de la liquidation de l’idée même de qualité des soins au bénéfice d’une logique financière regroupant les malades en « groupes homogènes de séjours » (GHS) qui déterminent une durée idéale de séjour et une tarification non moins optimale. C’est également dans cet esprit que des chaînes de productivité sont instaurées dans la Justice, qui automatisent cette dernière et l’inféodent à la Police, ou que les services publics sont démantelés parce qu’ils coûtent cher, sans que jamais l’on nous dise ce qu’ils rapportent en termes d’environnement, d’attractivité internationale de la France pour les investisseurs étrangers, de qualité de vie ou de mutualisation et d’économie d’échelle des dépenses des ménages.
Chacun en fait l’expérience quotidienne, comme travailleur salarié ou indépendant, comme étudiant ou comme chômeur, comme consommateur, comme usager, comme patient : en voyant un proche n’être accepté en unité de soins palliatifs que si son espérance de vie est supérieure à 2 jours et inférieure à 35 jours, T2A oblige ; en se heurtant à l’opacité de la tarification de la SNCF, d’Air France ou de la téléphonie mobile ; en devant continuer à se porter caution auprès d’un propriétaire pour un enfant trentenaire, titulaire d’un doctorat, mais cantonné dans un CDD à durée illimitée par un Etat qui est le premier à violer le droit du
travail ; en découvrant qu’un tribunal de commerce de Lyon s’enorgueillit de délivrer des sentences certifiées ISO 9001 ; en constatant que son épargne a fondu de 40% en 2008 grâce à la merveilleuse gouvernance néo-libérale des marchés financiers ; en consacrant plus de temps au /fund raising/ qu’à la recherche, ou à
l’administration dirigiste de l’exercice de la médecine « libérale » qu’à ses malades ; en attendant quatre mois au lieu de quinze jours le raccordement de sa maison au réseau électrique depuis que Bruxelles a enjoint de dissocier le fournisseur d’énergie de l’exploitant du réseau, pour le bien naturellement de la concurrence et du consommateur !
Il ne s’agit pas de reprendre le vieux débat entre les mérites (ou les défauts) respectifs du marché et de l’Etat, mais de ramener notre classe politique à un minimum de bon sens. Quel est le coût de ces réformes emphatiques et incessantes qui empêchent les gens de travailler, quand de simples ajustements les y aideraient ? Est-il bien raisonnable de livrer notre hôpital, notre Université, notre Recherche, notre Justice, nos services publics à une gestion néo-libérale dont les limites sont
devenues patentes aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, et qui a plongé le monde dans la plus grave crise économique et financière depuis 1929 ? Dans quelle société, et selon quelles valeurs, voulons-nous vivre ? Au-delà de leur propre malaise, et de la colère qu’a fait monter en eux le discours insultant du chef de l’Etat, les chercheurs et les universitaires doivent, non apporter la réponse, mais poser la question et alerter leurs concitoyens sur les vrais enjeux du national-libéralisme.

lundi 16 février 2009

Motion votée au CA LIMOGES

Bonjour,
Voici la motion votée par le conseil d'administration de vendredi dernier :

jeudi 12 février 2009

3ème coordination nationale

Motions votées par la Coordination Nationale du 11 février 2009 (à Paris VIII)

mercredi 11 février 2009


Communiqué du matin

L’Université est à Saint Denis aujourd'hui’hui. Après la journée de manifestation nationale qui a rassemblé près de 100000 personnes et confirmé la force exceptionnelle de la mobilisation, la Coordination nationale des Universités, aujourd'hui’hui réunie à Paris 8, dénonce la manœœuvre médiatique et la stratégie de diversion que Valérie Pécresse a trouvées comme seule réponse à nos demandes de retrait des réformes en cours. La coordination affirme que tous les représentants de l’Université et la Recherche se trouvent en ce jour réunis à l’université Paris 8, et non au Ministère où ne se déroule qu’une parodie de consultation.

Motion 1

Comme celles du 22 janvier et du 2 février 2009, la Coordination Nationale réunie le 11 février 2009 condamne la mise en place d’une politique d’affaiblissement structurel de l’enseignement et de la recherche, la précarisation es personnels de toutes catégories, enseignants, enseignants-chercheurs, chercheurs, BIATOSS et ITA, notamment au travers de l’individualisation des carrières, de la mise en place du nouveau contrat doctoral et des suppressions d’emplois. Cette politique menace les conditions de vie, la formation et l’avenir des étudiants. La coordination Nationale constate que toutes ces contre-réformes résultent de la loi LRU et du pacte sur la Recherche. En conséquence, elle demande en urgence que la communauté universitaire et le monde de la recherche soient consultés sur une nouvelle loi garantissant démocratie, collégialité, indépendance, liberté et égalité entre les universités et les domaines de recherche, car l’Université n’est pas une entreprise et le Savoir n’est pas une marchandise. Elle exige le rétablissement des postes supprimés, un plan pluriannuel de création d’emplois statutaires dans les universités et les grands organismes de recherche, dont elle refuse le démantèlement. Elle soutient les mobilisations en cours. Elle constate que les ministères n’ont toujours pas retiré :
-la réforme de la formation et des concours de recrutement des enseignants du premier et du second degrés.
- le projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs.

En conséquence la Coordination Nationale appelle l’ensemble des universités et des laboratoires à rejoindre le mouvement de grève totale, reconductible, illimitée, déjà engagée dans de très nombreuses universités.

Motion 2

La Coordination Nationale constate l’amplification et l’élargissement de la mobilisation à toute la communauté de l’enseignement supérieur et de la recherche. Elle se félicite de l’appel de la Sorbonne lancé par des présidents d’université et invite tous les présidents à se rallier à ce texte. Elle condamne le caractère systématique, idéologique et économique de toutes les réformes engagées par le gouvernement : c’est toute sa politique de la recherche et de l’enseignement supérieur qui est mise en cause. La coordination dénonce la série de « réformes » que le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et le ministère de l’'Education Nationale ont engagées à la hussarde sans aucune négociation :
- la loi LRU et le pacte de la Recherche
- la transformation radicale des organismes de recherche en agences de moyens
- la réforme de l’allocation des moyens aux établissements qui renforce la concurrence entre eux (modèle dit « Sympa »)
- le pilotage, par le pouvoir politique, de la Recherche et de l’Université
- la précarisation des personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche et la remise en cause des statuts nationaux (EC, BIATOSS, ITA, PRAG, PRCE…)
- le démantèlement des concours nationaux de recrutement des enseignants du premier et du second degrés, et le projet de « masterisation » de la formation des enseignants
- le projet de contrat doctoral
- l’abandon de la définition nationale des DUT ainsi que du fléchage des moyens des IUT et des IUFM.
- la réforme du système de bourse sur critères sociaux

Il apparaît clair que les attaques contre l’université ne sont qu’un élément d’une politique plus générale de destruction du service public d’éducation de la maternelle au supérieur, comme en témoigne la remise en cause de la laïcité par les accords Kouchner avec le Vatican. La Coordination Nationale appelle donc à la convergence des revendications de la maternelle à l’enseignement supérieur. Elle invite les enseignants du premier et du second degrés et leurs organisations syndicales à rejoindre ce mouvement. Elle appelle à l’ouverture d’un grand débat national sur l’ensemble des dossiers contestés à l’heure actuelle et qui concernent l’ensemble de la société française.

Motion 3

Tant que ses revendications ne sont pas entendues, la Coordination Nationale maintient ses actions, à commencer par la grève. Elle appelle les confédérations syndicales à soutenir ces revendications le 18 février, lors de la rencontre avec le chef de l’Etat.

Pour renforcer le mouvement de grève initiée le 2 février, et parfois plus tôt, la Coordination Nationale appelle à des formes d’actions diversifiées qui peuvent s’inscrire dans le calendrier suivant :
- le jeudi 12 février, l’AG qui se tiendra au CNRS (siège parisien) à 10H doit rassembler le plus largement possible.
- le vendredi 13 février, à 15h, cérémonie de non remise symbolique des maquettes dans les différents rectorats et au ministère, assorties de « cœurs » comme autant de preuves d’amour pour la ministre.
- le mardi 17 février, journée massive d’information (distribution de tracts, RV communs) dans les gares.
- le jeudi 19, journée nationale de manifestations. La Coordination Nationale propose en outre l’organisation d’une manifestation nationale réunissant l’ensemble du personnel éducatif à une date proche (fin février ou début mars).

Dès maintenant, la Coordination Nationale appelle à signer le moratoire sur les expertises de l’ANR et de l’AERES (à l’appel de SLR et du C3N), à tenir et à renforcer son engagement du 2 février : « l’Université et la Recherche s’arrêtent ».

La prochaine AG de la Coordination Nationale aura lieu le vendredi 20 février à Paris Ouest Nanterre. Nous mettons à l’ordre du jour de cette AG une démission de nos fonctions administratives.

Motion 4

La Coordination Nationale condamne catégoriquement les violences policières contre la communauté universitaire, qui défend pacifiquement ses revendications légitimes. Elle dénonce la présence policière sur les campus.

Motion cevu

Voilà la motion votée par le CEVU hier :

MOTION VOTÉE A L’UNANIMITÉ PAR LE CONSEIL DES ÉTUDES ET DE LA VIE UNIVERSITAIRE DE L’UNIVERSITÉ DE LIMOGES LE 11 FÉVRIER 2009

Le conseil des études et de la vie universitaire de l'Université de Limoges manifeste avec la plus grande fermeté son opposition à la politique et aux réformes actuelles du gouvernement en matière d’enseignement supérieur et de recherche. Il regrette également que ces politiques soient assorties de commentaires présidentiels qui méconnaissent la qualité et les modes d’évaluation des enseignants-chercheurs.
Il demande :
• la refonte du nouveau mode de calcul (dit “ SYMPA ”) des dotations des universités :
injuste et biaisé, il pénalise les universités pluridisciplinaires, il remet gravement en question les missions de service public des universités (notamment en assurant une bonne accessibilité géographique et sociale d’offres de formation qui doivent rester complètes de la Licence au Doctorat) et leur rôle structurant en matière d’aménagement et de développement des territoires (recherche et développement, articulation avec le tissu économique local, etc.).
• le renoncement à la suppression des postes opérée en 2009 et programmée pour 2010 et 2011 et, au contraire, la mise en place d’un véritable plan pluriannuel de création de postes (Biatos, chercheurs, enseignants-chercheurs) et l’extension d’un plan de carrière à l’ensemble des personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche.
• le financement à hauteur des ambitions ministérielles des PRES, et en particulier des PRES multipolaires.
• la renégociation du projet de décret modifiant le statut des enseignants-chercheurs tel qu’il
est envisagé en l’état. Il exige en particulier que les conditions de l’évaluation des enseignants-chercheurs soient précisées et que la modulation des services soit encadrée de conditions strictes : accord explicite de l’enseignant-chercheur concerné, liée à un projet collectif (dans le cadre des équipes pédagogique et de recherche), plafonnement du service d’enseignement, accord préalable sur le retour (notamment sur les échéances) aux équilibres classiques des services des enseignants-chercheurs.
• le retrait de la réforme de la formation des enseignants qui passe par le dispositif prévu de
mastérisation. Pour beaucoup d’étudiants, le fait de devoir effectuer un ou deux ans supplémentaires dans les conditions actuelles de l’aide sociale et sans la garantie de réussir le
concours (pénurie de postes mis aux concours de recrutement) peut représenter un obstacle
financier insurmontable. La suppression d’une partie des stages laisse les étudiants face à une
formation professionnelle insuffisante par rapport aux besoins des futurs enseignants. Cette
réforme peut remettre en cause à terme le principe même des concours de recrutement pour
l’accès à l’enseignement primaire ou secondaire.

mardi 10 février 2009

Université hors des murs (2)

Chers étudiants, chers collègues,

Afin de poursuivre notre action de mobilisation et de sensibilisation de l'opinion publique sur le danger des réformes proposées par le gouvernement, nous vous proposons de venir assister à 4 séances de "cours-conférences" mercredi matin, de 9h00 à 12h00, place de la Motte : Alexandra Beauchamp et Fabien Archambault poursuivront leurs cours destinés initialement au L1 d'Histoire, de 9h à 10h30, puis Alain Blanchard et Stéphanie Guédon enchaîneront en poursuivant sur les thèmes des cours abordés avec les étudiants de L2 d'Histoire, de 10h30 à 12h00. Ces cours font partie du programme des L1 et L2 d'Histoire, mais ils seront adaptés de manière à ce que toute autre personne n'étudiant pas en L1 ou L2 d'Histoire puisse les suivre. Vous êtes tous les bienvenus!

MOTION CS

Voilà la motion votée à l'unanimité par le CS hier, président compris :
"Le conseil scientifique de l'Université de Limoges manifeste avec la plus grande fermeté son opposition à la politique et aux réformes actuelles du gouvernement en matière d’enseignement supérieur et de recherche. Il regrette également que ces politiques soient assorties de commentaires présidentiels qui méconnaissent la qualité et les modes d’évaluation de la recherche française.
Il demande :
• la refonte du nouveau mode de calcul (dit « SYMPA ») des dotations des universités : injuste et biaisé, il pénalise les universités pluridisciplinaires, il remet gravement en question les missions de service public des universités (notamment en assurant une bonne accessibilité géographique et sociale d’offres de formation qui doivent rester complètes de la Licence au Doctorat) et leur rôle structurant en matière d’aménagement et de développement des territoires (recherche et développement, articulation avec le tissu économique local, etc.).
• le renoncement à la suppression des postes opérée en 2009 et programmée pour 2010 et 2011 et, au contraire, la mise en place d’un véritable plan pluriannuel de création de postes (Biatos, chercheurs, enseignants-chercheurs et l’extension d’un plan de carrière à l’ensemble des personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche.
• le financement à hauteur des ambitions ministérielles des PRES, et en particulier des PRES
multipolaires.
• la renégociation du projet de décret modifiant le statut des enseignants-chercheurs tel qu’il
est envisagé en l’état. Il exige en particulier que les conditions de l’évaluation des chercheurs
soient précisées et que la modulation des services soit encadrée de conditions strictes : accord
explicite de l’enseignant-chercheur concerné, liée à un projet collectif (dans le cadre des équipes pédagogique et de recherche), plafonnement du service d’enseignement, accord préalable sur le retour (notamment sur les échéances) aux équilibres classiques des services des E-C.
• le retrait de la réforme de formation et de recrutement des enseignants des premiers et seconds degrés. Au-delà d’autres problèmes (suppression de l’année de stage rémunéré, appauvrissement disciplinaire des épreuves, précarisation des enseignants du 2nd degré), elle affecte gravement la qualité et l’image de la recherche en imposant aux candidats aux concours de l’enseignement de réaliser un mémoire de recherche dans des délais totalement irréalistes.
• l'arrêt du démantèlement des EPST"

dimanche 8 février 2009

Fac en grève et vivante (1) Mondovino

Lundi 10h00 Projection du film Mondovino

Commenté par Eric Rouvellac Maître de conférences en Géographie, spécialiste des questions viticoles

Blog Facs de Limoges en grève

Le blog "Facs de Limoges en Grève" (Comité de lutte des étudiants)

En ligne la vidéo du Populaire sur l'université hors les murs


Journal France 3

video

Université hors des murs

video

AG FST


samedi 7 février 2009

Université hors des murs







Les cours hors des murs !



Vidéo commentée discours Sarkozy

Une vidéo qui résume bien le mépris pour la recherche et la mauvaise foi de l'équipe élyséenne !

http://www.youtube.com/watch?v=iyBXfmrVhrk

samedi 31 janvier 2009

AG institutionnelle FLSH LUNDI 2


Le Conseil de gestion réuni cet après-midi a pris trois décisions

1) A l'unamité (30 voix)le CG a décidé de ne pas transmettre les maquettes des masters Métiers de l'enseignement au CEVU et au CA, du moins celles relevant du pilotage de notre UFR. Le CG appelle par ailleurs le Cevu et le CA de l'Université à décider un même refus de transmission pour l'ensemble de l'établissement.

2) A l'unanimité (7 élus étudiants n'ont pas pris part au vote) le CG convoque une AG des personnels enseignants et non enseignants de la LSH lundi 2 février à 12 h dans l'amphi Vareille, afin de déterminer la position des personnels de la FLSH à l'égard du mouvement national en cours.

3) Par 15 voix pour, 7 contre, 5 abstentions, le CG a décidé, à la demande de plusieurs responsables de diplômes, d'accepter de manière conservatoire la délocalisation hors les murs de la FLSH (et à dire vrai hors du Campus de Vanteaux, pour éviter tout incident) des cours
assurés par des professionnels dans le cadre des diplômes professionnels (L Pro, Master pro) et professionnalisés (LEA 3, Master).

Les collègues responsables des diplômes concernés sont invités à prendre par eux-mêmes toutes dispositions pour trouver des salles susceptibles d'accueillir ces cours sur d'autres sites universitaires (FST, site Jidé avec le Sufop, FDSE, IUFM, IUT ...).

AG DAUPHINE

"Les enseignants-chercheurs de l’Université Paris-Dauphine, réunis en assemblée générale le vendredi 30 janvier (80 présents), réaffirment unanimement leur opposition au projet de réforme du statut d’enseignant chercheur. Ils demandent le retrait du projet de décret et l’ouverture d’une large concertation sur l’enseignement supérieur et la recherche.
• Ils demandent au Conseil d’administration de l’Université de prendre rapidement position contre ce décret (à l’unanimité).
• Ils appellent à procéder à la rétention des notes des examens du premier semestre, avec possibilité de communication orale des notes aux étudiants (à l’unanimité).
• Ils appellent à participer à la grève nationale du lundi 2 février (à l’unanimité, moins 6 abstentions).
• Ils appellent à la poursuite du mouvement (grève, journée d’action) en conformité avec les décisions prises par la coordination nationale (à l’unanimité). Si le projet de décret était maintenu, la défense de leur statut les conduirait à démissionner collectivement de l’ensemble de leurs responsabilités pédagogiques et administratives (unanimité, moins 2 abstentions).
• Ils appellent à une nouvelle assemblée générale le mardi 3 février à 12h30."

vendredi 30 janvier 2009

INTERFACS TOULOUSE

L'AG interfacs de Toulouse avec les syndicats SNESUP FSU, SNASUB-FSU, SNCS-FSU,
FERC Sup CGt, SNTRS CGT, SUD, SNPREES-FO réunie le 29 janvier 2009,

Approuve la motion de la réunion nationale des délégués de 46 universités avec
les syndicats, qui :
. « Condamne la mise en place d'une politique d'affaiblissement structurel de
l'enseignement supérieur et de la recherche, la précarisation des personnels de
toutes catégories, notamment au travers de l'individualisation des carrières,
de la mise en place du nouveau contrat doctoral et des suppressions d'emploi,
exige le rétablissement des postes supprimés, un plan pluriannuel de créations
d'emplois statutaires dans les université et les grands organismes de
recherche, et soutient les mobilisations en cours.
. Elle déclare que si le ministère ne retire pas, sans préalable :
. 1. le projet de décret sur le statut des enseignants chercheurs,
. 2. la réforme de la formation et des concours de recrutement des enseignants
du premier degré et du second degré,
. L'université française se mettra en grève totale, reconductible et illimitée :
le 2 février 2009 l'université s'arrête. »

L'AG de Toulouse dénonce également les autres réformes en cours et en préparation (comités de sélection, contrat doctoral) et exige . le retrait des lourdes modifications envisagées pour la formation et le recrutement des enseignants du premier et du second degré, . le maintien du CNU dans son rôle de gestion nationale des carrières . le maintien des EPST en tant qu'organismes de recherche (et non agences de moyens)
. l'arrêt des suppressions de postes et de la multiplication des emplois précaires
. le maintien des concours nationaux 2009
. l'abandon de la contractualisation et la titularisation de tous les personnels contractuels (CDD et CDI)
. le lancement d'un plan pluriannuel de recrutement

jeudi 29 janvier 2009

2ème coordination

Le comité d'organisation de Paris 4 appelle toutes les universités mobilisées contre la reforme du statut des enseignants-chercheurs, et contre la masterisation des concours, a rejoindre la coordination nationale qui tiendra sa deuxième réunion le

lundi 2 Février
à Paris 4, Amphi Descartes
à partir de 14h,
entrée au 17 rue de la Sorbonne.

IEP DE LILLE

Les enseignants-chercheurs de l’IEP de Lille, informés du projet de modification du décret du 6
juin 1984 relatif au statut des enseignants-chercheurs
- expriment leur étonnement devant le manque de concertation avec l’ensemble des acteurs de
la communauté universitaire en amont d’un projet qui transforme aussi radicalement les
règles régissant leur profession ;
- affirment leur volonté que, dans l’intérêt du service public de la recherche et de l’enseignement supérieur, soient respectés les principes statutaires de la Fonction publique, principes dont la remise en cause constitue un des objectifs principaux du projet de décret ;
- s’opposent à une mise en concurrence des activités d’enseignement et de recherche par le
biais d’une modulation imposée des services d’enseignement, car le projet traduit une
conception moins noble, voire « punitive » de l’enseignement et tend à dissocier, voire à
opposer, enseignement et recherche ;
- réaffirment que l’enseignement et la recherche constituent leurs missions fondamentales, les
activités administratives ne pouvant pas être mises à égalité avec les premières ;
- considèrent que ce projet aura pour conséquence, à moyens constants, une diminution sensible des recrutements d’enseignants-chercheurs, au détriment de la qualité tant de l’enseignement que de la recherche ;
- exigent le maintien d’un dispositif indépendant de gestion des carrières et d’évaluation par une
instance nationale majoritairement élue, ne laissant pas les décisions à la seule discrétion des chefs d’établissements et des conseils d’administration, avec les risques d’arbitraire, de localisme et de clientélisme qu’un tel dispositif ne manquerait pas d’entraîner.
Pour l’ensemble de ces motifs, les enseignants-chercheurs de l’IEP de Lille demandent solennellement le retrait complet et immédiat du projet de décret et l’ouverture d’une véritable
concertation en vue de réformes conformes aux missions du service public de recherche et
d’enseignement supérieur.
Lille, le 26 janvier 2009
Nom, prénom, fonction
Bachelet Franck, MCF
Bazin Anne, MCF
Beauzamy Brigitte, Ater
Ferrando Olivier, Ater
Feron Elise, MCF
Fromont Simon, MCF
Goirand Camille, MCF
Hastings Michel, Prof.
Julien Elise, Ater
Lascombe Michel, Prof.
Leconte, Cécile, MCF
Lemoine Nicolas, PRCE
Lengaigne Benoît, MCF
Le Ray Marie, Ater
Mardellat Patrick, MCF
Mathiot Pierre, Prof.
Passart Cédric, Prag
Roudaut Emmanuel, MCF
Quinet Catherine, MCF
Sierpe Vladimir, Prag
Terrein Isabelle, MCF
Villalba Bruno, MCF

PARIS 8

MOTION DE L’UFR “HLSG”

27 / 01 / 2009


L’UFR « Histoire, Littérature(s), Sociologie, Genre » de Paris 8, réunie en Assemblée Générale le lundi 26 janvier 2009, s’est prononcée avec détermination :
- contre la réforme de la formation et des concours de recrutement des enseignants,
- contre le projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs,
- contre l’opacité du nouveau système d’allocation des ressources aux universités.
Elle a adopté la motion de la coordination des universités du 22 janvier et a décidé à l’unanimité des 87 personnes présentes de se mettre « en grève totale, reconductible et illimitée à partir du 2 février : l’Université s’arrête. »
Elle appelle l’ensemble des UFR et des services centraux à organiser des assemblées générales et à se joindre au mouvement.
Elle a constitué un Comité d’Action de 12 membres élus représentant les composantes de l’UFR : enseignants, administratifs, étudiants.
Celui-ci appelle la tenue d’une nouvelle Assemblée Générale de l’UFR le 4 février à 10h00 pour faire le point sur la mobilisation des universités et définir les modalités d’action à compter du 9 février.
Il propose une Assemblée Générale de COORDINATION des UFR .

vendredi 23 janvier 2009

LIMOGES ASSEMBLEE GENERALE DES PERSONNELS 26 JANVIER

Assemblée Générale des personnels
26 janvier
12h00

Faculté des Sciences et techniques

Amphi Joliet

Appel du CNU 19 à la rétention administrative

1° Les membres de la 19e section du CNU, réunis le 22/1/2009, ont décidé la rétention des résultats des évaluations concernant les qualifications afin d'obtenir le retrait du décret n° 84-431 du 6 juin 1984 sur le statut des enseignants-chercheurs.

Ils demandent aux autres sections de procéder de la même manière.

2° Les membres de la 19 section du CNU demandent le retrait du projet actuel de modification du décret n°84-431 du 6 juin 1984 sur le statut des enseignants-chercheurs.

Ce texte confère aux exécutifs locaux des établissements d'enseignement supérieur des pouvoirs exorbitants qui fragilisent les équilibres de la recherche et de l'enseignement au mépris de l'intérêt scientifique et de celui des étudiants.

Ils réclament que soit restitué au Conseil National des Universités son rôle d'instance collégiale de gestion des carrières des enseignants-chercheurs.

jeudi 22 janvier 2009

Discours présidentiel : le CNRS doit disparaître

Mail d'Alain Trautmann à toutes les personnes de son institut.
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Cette fois, N Sarkozy l'a clairement annoncé : le CNRS doit être très prochainement transformé en agence de moyens, autrement dit il ne gèrera plus ni les labos (ou un nombre très réduit, en physique), ni les personnels. On ne sait pas comment les multiples agences de moyens se débrouilleront entre elles (ANR, CNRS nouveau, Institut des Siences du vivant). Souk garanti. En tous cas le CNRS nouveau n'aura plus rien à voir avec le précédent. Il ne gardera que le nom. Le CNRS que nous connaissons sera mort.

Si vous êtes pressés, lisez le compte-rendu qu'en a fait Sylvestre Huet
(Libération) sur son blog :
http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2009/01/nicolas-sarkozy.html

Pour juger sur pièces, vous trouverez sur ce blog le lien sur le discours de Sarkozy.

Il y dit avec une grande violence le mépris qu'il éprouve pour le CNRS, cette institution dépassée, qui date de la guerre, qui a décidé de ne plus réfléchir sur sa pertinence depuis 1980, qui a la prétention grotesque de se juger elle-même. Le jugement de scientifiques par leurs
pairs, dans des commissions, il considère cela comme une aberration ! Il faut des non-scientifiques pour juger de l'activité des scientifiques.

Et précisément, il a mis en place une commission avec pas mal de médecins, chefs d'entreprises, administratifs, représentants d'associations et hommes politiques. Cette commission est évidemment composée par des personnes nommées pour qu'elles donnent des conclusions souhaitées par le gvt. En toute indépendance, bien entendu. Conclusions rendues ce printemps pour préciser comment doit être réorganisé notre système de recherche. Quand on voit le désordre qu'ont mis au CNRS et à l'Inserm de simples changements de logiciels de gestion (Labintel, Safir) et la paralysie qui s'en est suivi, je vous laisse imaginer ce qui se passera quand les labos devront s'y retrouver avec un nouvel Institut des Sciences du Vivant pour les laboratoires, cependant que les personnels chercheurs et ITA seront gérés par des universités qui n'ont absolument pas les personnes, les logiciels, l'expérience pour ce faire.

Oui, il y a des améliorations à apporter au système pour en alléger les pesanteurs, notamment administratives. Mais ce qui nous attend, si nous ne faisons rien, c'est une multiplication par dix des ces freins. Notre activité va s'en trouver lourdement plombée, dans une ambiance
prévisible de débâcle, n'importe quoi, chacun pour soi, le nombre de postes à l'embauche va continuer de décroitre, les jeunes ambitieux partiront à l'étranger.
Allons-nous accepter cela sans rien dire ?

Alain Trautmann

mercredi 21 janvier 2009

Coordination nationale

46 universités
Appellent à la grève illimitée à compter du 2 février en cas de maintien des réformes :

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PARIS, 22 jan 2009 (AFP) -

La Coordination nationale des universités a annoncé jeudi appeler à une grève "illimitée" dans les universités à partir du 2 février si le gouvernement n'a pas retiré d'ici-là le projet modifiant le statut des enseignants-chercheurs et la réforme de la formation. "Si le ministère ne retire pas, sans préalable, le projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs (et) la réforme de la formation et des concours de recrutement des enseignants du premier et du second degré, l'Université française se mettra en grève totale, reconductible ou illimitée le 2 février", selon la motion adoptée à l'unanimité moins trois voix contre.

En "condamnant" la "politique d'affaiblissement structurel" du supérieur et de la recherche et "la précarisation des personnels de toutes catégories", cette Coordination "exige" aussi "le rétablissement des postes supprimés, un plan pluriannuel de création d'emplois statutaires dans les universités et les grands organismes de recherche, et soutient toutes les mobilisations en cours". Elle s'est réunie jeudi en assemblée générale à l'université Paris-I. Selon les organisateurs, étaient présents des membres de 46 des 85 universités françaises, des représentants de plusieurs sociétés savantes, d'associations comme Qualité de la science française (QSF), Sauvons la Recherche (SLR) ou Sauvons l'Université (SLU) et des chercheurs précaires. Des représentants de plusieurs syndicats étaient également présents. Quand il a lancé, dans la matinée, "il faut que l'Université s'arrête le 1er février", le porte-parole de SLU Jean-Louis Fournel a été vivement applaudi par les quelque 200 personnes présentes, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le décret modifiant le statut des enseignants-chercheurs, préparé par la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Valérie Pécresse, doit concrétiser le transfert de la gestion de leurs carrières aux universités. Lors de l'assemblée générale, ses opposants ont dénoncé les risques que leur soient imposées davantage d'heures d'enseignement et les possibilités d'arbitraire de la part des présidents d'universités. Ils veulent en outre que le Conseil national des universités (CNU) conserve son rôle actuel dans la gestion des carrières, et jugent de façon générale que leur statut risque de perdre son caractère national. "Ce qui est historique, c'est l'immense consensus dans l'Université" contre la réforme du statut des enseignants-chercheurs, "je n'ai pas vu ça en 20 ans", a commenté à l'AFP Paolo Tortonese, de Qualité de la science française (QSF). L'universitaire en veut pour preuve que cette opposition va des syndicats de gauche Snesup-FSU ou Sud-Education, traditionnellement revendicatifs, au syndicat AutonomeSup, classé à droite, ou au collectif Défense de l'université, créé à l'université Paris-II, faculté traditionnellement de droite. AutonomeSup comme le Snesup ont d'ailleurs aussi appelé à une grève lundi 26 janvier, tandis que les enseignants-chercheurs devraient participer en nombre à la grève organisée jeudi 29 janvier, journée d'actions interprofessionnelle.